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Par
J. Boutillier
Sophrologie / Relaxation La relaxation - Définition : recherche d’un état naturel Lorsqu’on évoque la relaxation, on pense volontiers à une activité de salon plus ou moins ésotérique, sorte de ramollissement somnolent. Il n’en est rien. Etymologiquement «Relaxer» signifie «re-libérer», à l’image du prisonnier qu’on relaxe. Il s’agit ici de libérer des ressources et énergies nouvelles, présentes en chacun de nous. Le relâchement, tout comme la tension sont des états naturels. Chaque fibre musculaire a deux possibilités : se contracter ou se relâcher. Culture et
société modernes nous apprennent à ne pas se laisser
aller. L’éducation est également un facteur déterminant.
L’individu, au fil de son histoire oublie le chemin qui mène au
relâchement.
Se relaxer
n’est donc pas un phénomène artificiel ou extérieur.
Il s’agit de retrouver et de libérer des compétences perverties
par l’histoire de l’individu : la relaxation existe en nous de manière
naturelle, se relaxer, c’est donc aussi progresser dans la connaissance
de soi-même.
Dialogue tonique Tonus musculaire La physiologie de l’individu présente deux types de muscles : - Muscles lisses (ou muscles blancs) : leur contraction est autonome, involontaire ou soumise au système nerveux végétatif. - Muscles striés (ou muscles rouges ou muscles squelettiques) : unissant les os, ils permettent la mobilité du sujet. La contraction de ces muscles est volontaire, soumise au contrôle cérébral. Ce sont les
muscles striés, muscles volontaires, qui nous intéressent
ici. Ces muscles sont maintenus dans un état de contraction partiel
mais permanent : le tonus musculaire, qui permet par exemple de maintenir
le corps dans une situation donnée. Ce seuil minimal de contraction
est bien entendu variable selon l’individu.
Régulation
- Dérèglement du tonus musculaire : agressé, le sujet se contracte exagérément. Cette dépense d’énergie ne lui permet pas d’agir correctement pour résoudre le problème. D’autres sollicitations surgissent. N’ayant pas retrouvé tout son tonus musculaire, cette nouvelle agression est encore plus mal vécue que la précédente… La tension devient chronique. - Régulation
du tonus musculaire : le tonus musculaire est plus bas. L’agression ne
crée pas ou pu de tensions. Le sujet peut réagir, avoir accès
à ses ressources puis retrouver rapidement et aisément son
état de départ.
Fonction
et dialogue tonique
Dans ce cadre, la relation à soi et au monde dépend essentiellement du dialogue tonique que l’individu peut mettre en place. Répondre aux demandes de manière sereine, dans un corps libre et épanoui, établir une relation non-tensionnelle. Ce dialogue
est autant physiologique que psychologique. C’est d’ailleurs là
une de ses spécificités. Réconciliant intellect et
corporalité, il apporte à l’individu une juste et libre appréciation
de la vie en relation. La maîtrise de ce dialogue est le but de la
relaxation.
Pratique de la relaxation Enseignement
Attention
Le lâcher-prise Il s’agit certainement d’une des notions les plus importantes du développement de l’individu et de l’abord de ses dysfonctionnements. Le lâcher prise est généralement perçu comment un renoncement, une non-activité : on s’abandonne. Il s’agit au contraire d’un élément opérateur par excellence : il sous-tend une disposition mentale nouvelle, génératrice de progrès. Hors des stimulations
externes, des divers déterminismes, on peut intérioriser
une démarche, se concentrer sur soi, sur sa propre réalité
agissante. L’efficacité de l’individu dans un processus thérapeutique
de changement passe nécessairement par sa capacité à
lâcher-prise.
La sophrologie - Définition Étymologiquement, la sophrologie est l"Etude de la conscience en harmonie". Il est question plus clairement de développer la conscience humaine. La sophrologie est une méthode d’étude et de développement de la conscience, la conscience étant ici la « connaissance immédiate que chacun possède de son existence, de ses actes et du monde extérieur ». En élargissant la perception par l'individu des éléments physiques et psychologiques qui le définissent, le sophrologue favorise l'expression de tout son potentiel, permet d'harmoniser l'être avec son existence, d'épanouir sa personnalité dans sa globalité et de contrôler la régulation de son fonctionnement corporel et psychique. Il est question
d’épanouissement personnel, d’équilibre, de connaissance
et de maîtrise de soi : en développant toutes ses potentialités,
l’individu élargit son champ de conscience, c’est à dire
la manière de s’appréhender et d’appréhender le monde.
Outil à prendre conscience Sophrologie signifie éthymologiquement l'étude de la conscience en harmonie Il s’agit d’une méthode d’étude et de développement de la conscience, la conscience étant ici la « connaissance immédiate que chacun possède de son existence, de ses actes et du monde extérieur ». En empruntant
à Mr Vittoz les principes de sa rééducation psychosensorielle,
l’homme a deux facultés : émettre et recevoir :
En sophrologie, le sujet développe sa réceptivité, élargit son champ de conscience, c’est à dire la manière de s’appréhender, d’appréhender les autres et d’appréhender le monde. La pratique sophrologique constitue donc un outil à prendre conscience. Elle rejoint en cela les idées phénoménologiques. Loin de toute démarche analytique, on porte son attention sur des phénomènes, vécus et intégrés. Le bébé n’a un rapport avec ce qui l’entoure que sous la forme d’images sensorielles (chaud / froid, agréable/désagréable, …). Ce n’est qu’avec la conceptualisation par le langage qu’il quitte la sensation « pure » et commence à émettre et à prendre sa réelle dimension cognitive. Les pensées, schémas de représentations, images mentales, façonnées par l’individu en inter-relation avec le milieu dans lequel il évolue proposent alors une vision du monde déformée, réductrice voire dysfonctionnelle. La sophrologie permet un juste retour au phénomène, à la sensation. Libéré de tout déterminisme, le sujet peut être en contact avec lui même, développer ses potentiels, se connaître mieux, élargir un champ de conscience jusque là entravé et réduit. Si l’on considère
la sophrologie comme un « outil à prendre conscience »,
plus qu’une discipline isolée, il s’agit plutôt d’un moyen
efficace d’exponentialiser, de développer toute démarche,
pédagogique, thérapeutique ou prophylactique et ainsi d’en
accroître les effets.
Le schéma corporel Les difficultés que vit un individu trouvent nécessairement leurs racines dans une disharmonie :
Disharmonie entre l'individu et les autres : "On se fiche de moi" Disharmonie entre l'individu et le monde : "Tout est contre moi" La sophrologie permet à l'individu de prendre conscience de sa réalité physique, sans interférences des déterminismes sociaux, familiaux ou psychologiques. La prise de conscience en tant que réalité vécue de son schéma corporel est le chemin aussi sur qu'incontournable de la révélation d'un individu à lui-même. Le corps et le monde des sensations sont les témoins indiscutable d'une rencontre authentique. Principe d'action positive Définition N'importe quelle
action, sensation positives, vécues par l'être humain
sous quelque apparence que ce soit, a des conséquences positives
sur l'ensemble de sa conscience.
Pourquoi le positif? L'homme moderne, malade ou non, n'enregistre le plus souvent dans la vie que des faits négatifs. Le corps n'est envisagé que dans la douleur. Les pensées ou les images mentales sont négatives. Ce phénomène entraîne nécessairement un climat psychologique néfaste. Les expériences positives enracinent et justifient l'individu. Il ne s'agit pas de tomber dans un optimisme béat, mais plutôt de redonner au positif sa fonction constructrice. En sophrologie, on ne considère plus le passé comme une succession de catastrophes, mais on considère les périodes, actions ou sensations de bonheur passées, en partie oubliées. On les vit, corporellement, mentalement. On réhabilite le corps, la fonction sentiment, et cela de manière positive. Ce vécu positif rappelé à la conscience permet d'élargir son champ d'expression, de soulager les difficultés vécues "ici et maintenant" et d'envisager l'avenir de manière plus ouverte. Toute construction se fait sur des sensations positives. Réalité objective La démarche sophrologique s’inscrit dans le réel. Il ne s’agit nullement de se couper du réel mais de s’y adapter, de, développer des ressources adaptées à l’environnement, aux situations. L'imagination Définition
Réhabilitation
La recherche d’une évolution, d’un état, de sensations en sophrologie passe donc par une réhabilitation de l’imaginaire et par son utilisation en tant qu'outil de développement personnel, d'évolution ou de changement. La respiration Respiration - Emotion La respiration est la seule fonction vitale dépendante du système neuro-végétatif que l’homme puisse maîtriser. Participant à la régulation du système nerveux, de la circulation sanguine, la fonction respiratoire est bien entendu capitale d’un point de vue physiologique. D’un point de vue psychologique, la relation entre respiration et état émotionnel n’est plus à prouver. Mais, dans le cadre de la gestion émotionnelle, l’important est de constater que cette relation est bilatérale : La vie psychique
influe sur la respiration.
Fonction
respiratoire
Dans les respirations superficielles, irrégulières, arythmiques, le diaphragme est souvent bloqué. Des tensions musculaires contrarient la liberté du souffle, ce qui impose à l’individu un surcroît d’effort. En lui redonnant
sa mobilité, on accroît la ventilation pulmonaire, on masse
le plexus solaire, on tonifie la région abdominale.
La vie respiratoire La respiration abdominale est celle du bébé et du jeune enfant avant apprentissage, celle des dormeurs profonds et des animaux. L'éducation ("Tiens-toi droit!", "rentre ton ventre"), la vie sociale modifient la respiration naturelle et profonde : elle devient thoracique et superficielle. Une respiration
libre, calme et diaphragmatique assure un meilleur équilibre émotionnel.
En respirant amplement, on détend les muscles intercostaux et on libère la cage thoracique, crispations souvent liées à la peur, la timidité, la rigidité morale, … Une respiration complète, équilibrée et stable (enracinement), permet la prise de conscience de l’individu dans sa globalité. Futurisation Acceptation progressive Il s’agit de vivre, en état de relaxation et par l’intermédiaire de l’imagination, une situation, un événement à venir sous un angle positif. Se projeter confiant et maître de soi, très concrètement, dans un événement qui habituellement pose problème libère de nouveaux axes du possible. L’horizon de l’individu s’élargit, il s’en imprègne : « cela peut bien se passer ». Correction
sérielle
Relaxation et états de conscience Etat Alpha
Ondes bêta : ce sont les ondes émises lors de l’éveil, de toute activité. Elles sont de faibles amplitude et rapides : 14 à 20 cycles/secondes. La panique peut par exemple faire accélérer ses ondes jusqu’à 50 cycles/seconde. Ondes Alpha : ce sont les ondes émises par le cerveau lors e l’endormissement ou de l’éveil. etat de bord du sommeil que l’on retrouve dans une séance de relaxation. Le relâchement musculaire entraîne le lâcher prise mental que le relevé de ces ondes manifestent : 7 à 14 cycles/seconde) Ondes thêta : c’est la phase de sommeil léger : 4 à 7 cycles par seconde Ondes delta : elles correspondent au sommeil profond et en ralentissant encore au coma : 1 à 4 cycles/seconde. Etat de
relaxation et états de conscience
- lorsque nous nous réveillons. - lorsque nous
sommes sur le point de nous endormir. Cet état (sophronique pour
les sophrologues) est notamment appelé « du bord du sommeil
».
D’un état pathologique, le sujet évolue vers un état normal (ou non pathologique). Mais l’évolution ne s’arrête pas là. L’état de conscience sophronique est recherché, sorte d’hyper-conscience, vigilante, libérée de toute pensée et crispation parasites et donc prête à accueillir pleinement toute sollicitation ou remise en cause. Cet état de bien-être (au sens propre), agréable par lui-même, est avant tout un outil d’évolution et de changement. Il a de multiples intérêts. En état de relaxation (niveau sophroliminal) : - La détente
psycho-corporelle apporte un bien-être immédiat.
-
...
Relaxation dynamique La relaxation dynamique pratiquée en sophrologie est adaptée au réel, à l’homme moderne. Quittant la dimension statique de nombreuses méthodes de relaxation, il s’agit, en état de relaxation, d’activer la prise de conscience par l’individu de sa réelle dimension. L’individu est tout d’abord guidé dans un enchaînement d’exercices qui révèle le sujet à lui-même, par l’expérience vécue et intégrée de sa corporalité. De nombreuses disciplines témoignent de zone-types de blocages (chakras, centres energétiques…). Il ne s’agit pas ici d’analyser, mais de vivre pleinement cette dimension corporelle en ouvrant la conscience à ces zones privilégiées. La relaxation dynamique, à travers des tensions douces, alternance de mouvement et de repos est un « outil » à prendre conscience : instrument de conquête par l’homme de sa corporalité, de sa prise de conscience d’un schéma corporel toujours évolutif. Les mouvements s’effectuent essentiellement en rétention : inspiration – rétention / mouvement – expiration. Puisqu’il s’agit de s’ouvrir aux phénomènes, les pauses d’intégration suivant le mouvement constituent l’étape la plus importante. On a pris conscience, on intègre ces sensations ici et maintenant sans a priori ou interprétation. Respiration et enracinement Se relaxer debout est une chose étrange, mais essentielle car adaptée au réel. Quand il y a difficulté, tension, mal-être, c’est en relation avec soi, les autres ou le monde. La position première est alors la station debout. Difficile position, lieu d’un dilemme entre exigences extérieures et ressentis intérieurs : être présent à soi et au monde. Position juste que l’enfant possède, installé dans son centre de gravité mais pervertie par les enjeux de nos exigences, celles des autres ou du monde qui nous entoure.
Se recentrer, c’est se retrouver pleinement : homme debout, responsable, libéré, en pleine confiance, installé autant en lui-même que dans le monde qui l’entoure, ressentant un juste équilibre entre être et paraître, entre présence à soi et au monde. Le hara : il
s’agit du centre de gravité originel, expérimenté
par l’enfant qui se tient debout, le bas-ventre. Naturel, ce centre a été
expérimenté et vécu par tous. Là encore, il
ne s’agit pas d’une construction de l’esprit ou d’une démarche artificielle
mais d’un retour au source.
Illustration : Centre de gravité bas, respiration ventrale, jambes légèrement pliées ne gardant que les tensions nécessaires, pieds bien en appui sur le sol, assise du bassin.
TCA, sophrologie et relaxation Au dela de l'approche de relaxation typique qui en elle-même apporte un apprentissage de la détente et des moments de bien-être, les disciplines psycho-corporelles participent à l'évolution du sujet hors du cadre de son trouble. Dans tout trouble alimentaire, le schéma corporel est peu conscientisé, déformé ou absent. Le monde des sensations est atténué ou anesthésié, voire également absent. Appréhension du schéma corporel en tant que réalité vécue, vie sensorielle, sensations positives permettent au sujet de reprendre le contact avec lui-même : les personnes anorexiques s'effacent, les personnes boulimiques se gomment, les personnes hyperphages s'oublient, les personnes obèses se perdent. Sophrologie et relaxation permettent de repréciser cette intériorité malmenée, de se familiariser avec le support (corporel, sensoriel) du changement. Pour exemple, pdans l'anorexie, on peu parler d'"acorporalité", corps absent, non vécu, sauf quelques parties à travers leurs "défauts". Reprendre contact avec des parties du corps vécues agréablement peut participer à l'évolution du trouble. D'un point de vue sensoriel, la personne anorexique ne fonctionne souvent plus qu'avec deux sens : vue et ouïe. Sens gustatif, olfactif et kinesthésique (toucher, sensations corporelles) sont anesthésiés voire absents. La forme la plus significative est constituée par une forme d'analgésie cutanée des régions du cou, du ventre, des fesses et de l'intérieur des cuisses (cela pratiquement dans chaque trouble alimentaire). La réhabilitation de ces canaux sensoriels permet de favoriser la réassociation toucher - sensation - émotion. Et à partir de cette construction, de cette intériorité, la rapport à l'autre est rendu possible de manière plus sécurisée et équilibrante. Par
J. Boutillier
Bibliographie sophrologie et relaxation
Présentation
Cette
approche n'a absolument rien à voir avec l'hypnose de spectacle
que chacun a pu observer.
Il
est plus juste d'ailleurs de parler de communication ericksonienne. Le
but de l’hypnose ericksonienne est de permettre au patient d'accéder
à son inconscient et ses ressources dans l'optique de la résolution
d'un problème. Les possibilités de cette approche sont donc
en théorie illimitées.
Les
vertus thérapeutiques sont également très importantes,
le sujet se venant lui-même en aide, décidant de ses changements,
prenant les décisions qui lui conviennent.
L’hypnose
ericksonienne est non-directive (rien n'est imposé), le sujet et
ses aspirations sont bien entendu respectés. L'efficacité
de la méthode serait d'ailleurs nulle dans le cas contraire.
Questions fréquentes sur l'hypnose ericksonnienne Quelles
différences entre hypnose traditionnelle et hypnose ericksonienne?
L'hypnose
traditionnelle se fonde sur la suggestibilité de 30% de la population.
Elle fonctionnera donc avec une personne sur trois, mais aura des effets
limités dans la durée (quelques semaines) Cette démarche
traditionnelle ne respecte pas l'écologie du sujet (en lui imposant
des comportements, pensées, ... qui ne sont pas les siens) est peut
donc avoir des effets pervers.
En
hypnose ericksonienne, intégrité, libre choix sont entièrement
respectés. On aide simplement la personne à trouver ses solutions,
ses ressources sans dirigisme quelconque. D'ailleurs, si la personne se
sentait entravée ou influencée, elle pourrait tout à
fait quitter sont état d'hypnose et quitter la pièce. En
hypnose ericksonienne, on ne peut imposer à quelqu'un quelque chose
qu'il ne veut pas faire ou qui ne lui convient pas.
Qu'est-ce que l'état d'Hypnose? L'hypnose
est un état modifié de conscience naturel, état que
nous traversons tous au cours de la journée sans nous en rendre
compte (lorsque nous sommes absorbés par un film au point d'oublier
ce qui nous entoure...)
Le
thérapeute ericksonien ne fait qu'utiliser cet état naturel
Est-ce
que tout le monde est hypnotisable?
Oui,
puisqu'il s'agit d'un état naturel. Les moyens d'accéder
à cet état vont simplement être différents selon
l'individu.
Serai-je
conscient pendant la séance d'hypnose ?
Oui.
L'hypnose est simplement un état de conscience modifié (comme
quand on est dans la lune). Oui, on est conscient, on peut décider
de ses actes et on garde son libre arbitre.
Peut-on
m'imposer quelque chose?
Non.
Toute proposition qui va contre votre volonté, vos valeurs... vous
fera sortir de votre état de conscience modifié.
Hypnose et objectif Chère
également à la PNL, la détermination d’objectif est
un élément fondateur de la démarche de changement.
Changer, mais pour partir de quoi pour aller où ?
En
cas d’approximation, de nombreux malentendus peuvent se mettre en place
:
-
L’objectif est en fait celui du thérapeute
-
L’objectif est atteint mais personne ne s’en rend compte, faute de l’avoir
clairement défini.
-
L’objectif est inconnu, la relation thérapeutique devient une espèce
de flou artistique illusoire et vide de sens.
-
etc…
Mettre
en place une démarche de changement, c’est donc tout d’abord définir
un(des) objectif(s). Exemple de structure de détermination d’objectif
:
1)
Objectif lui-même : énoncé clair et précis,
réaliste, sans distorsion, omission… ex : « Je voudrais
aller bien » est un exemple d’objectif vague et insondable. «
Aller bien » peut vouloir dire tellement de choses. Il faut donc
définir, matérialiser, poser les « bornes » de
ce désir…
2)
En quoi est-ce important pour le sujet. Pour atteindre un objectif,
il est nécessaire d’être motivé et le sujet lui-même
a besoin de préciser ces motivations, voire d’en prendre conscience.
Il y a dans cette question des valeurs, sentiments importants, prépondérants.
Mis à jour, ils « boostent » la motivation à
changer.
3)
Quand le sujet saura-t-il qu’il a atteint l’objectif ?
Là
aussi, important de poser le cadre de réalisation, qui pourrait
fluctuer, être vague et créer de l’insatisfaction chronique,
du découragement… Quand on est anxieux par exemple, on focalise
sur un domaine, mais on oublie vite qu’on a focalisé. Installé
dans le « toujours plus », on ne se rend pas compte des progrès,
paliers pourtant necessaires car moteurs d’une évolution.
4)
Contexte de réalisation : quand, où, comment…. ?
Bien
décrire ce contexte, c’est déjà poser le germe du
changement, se projeter, se voir ayant atteint l’objectif. C’est également
peut-être se découvrir différent de ce qu’on aurait
pu supposer.
5)
Ecologie : y-at-il un problème à changer ? Question
un peu surprenante, mais qui est souvent prépondérante :
quand un individu change, c’est tout un système auquel il appartient
qui évolue avec lui. Anticiper cela, c’est mettre à jour
des obstacles au changement. Ex : quelqu’un souffrant du TPA (agoraphobie)
a l’habitude d’être accompagné. Une fois le problème
réglé, que fera la personne qui accompagnait avant et qui
perd ce statut contra-phobique ? En quoi cela va-t-il changer les relations
à l’intérieur du système. Et est-ce que cela va engendrer
des freins au changement ?
6)
Qu’est-ce qui a empêché d’atteindre l’objectif jusqu’à
présent ? Consciemment, le sujet a peut-être déjà
une idée des obstacles, réels ou imaginés. Là,
l’expression de ces obstacles est importante, peut donner déjà
un début de réponse à la résolution du problème.
7)
Qu’est-ce qui a manqué jusqu’à présent pour atteindre
l’objectif, quelles ressources ? Là aussi, la formulation est
importante, la structure même de ce qui est dit, les images, le sujet
explique ce dont il a besoin, donne le mode d’emploi, consciemment ou non.
Conscient et inconscient Il
y a essentiellement deux aspects en nous, conscient et inconscient.
Le
conscient, c’est la conscience du moi ici et maintenant, c’est-à-dire
les quelques choses que vous êtes en train de faire, les quelques
choses auxquelles vous portez attention.
L’inconscient, c’est tout le reste, «ce qui n’est pas conscient», conception ericksonienne très large. Ainsi,
consciemment, on peut faire 4 ou 5 choses en même temps, au grand
maximum. Alors que l’inconscient gère l’activité des sens,
la physiologie, les connaissances, … L’hypnose établit un pont vers
cette richesse intérieure.
Plus
précisément, l’inconscient se définira comme :
1.
Un réservoir des savoirs, apprentissages, souvenirs, compétences...
que nous avons vécus, intégrés, consciemment ou non.
Il y a donc une richesse insoupçonnée et donc en partie inutilisée
en chacun de nous.
2.
Le régulateur des toutes nos fonctions biologiques. Là
encore, il fait fonctionner notre corps, consciemment ou non (équilibres
naturels, régulations physiologiques en tous genres autonomes, système
immunitaire, …).
3. Protecteur et sage : siège de l’instinct de survie mais aussi de l’intuition par exemple, il sait rendre conscient ce qui est nécessaire au sujet (prises de conscience), mettre de côté ce qui pose problème ou est inutile (refoulement, oubli). Les
possibilités de l’inconscient sont donc très puissantes,
voire illimitées.
En
hypnose, on s’adresse donc à l’inconscient, et on lui demande tout
simplement de nous aider dans l’optique d’un problème, d’une difficulté
ou d’un objectif particuliers. Et comme il est bienveillant, il répond
à la demande !
Hypnose et transe « Hypnose », « transe » sont des termes spectaculaires, voire inquiétants pour certains. Connotation spectacle pour le premier, vaudou, pour le second, la réalité de l’hypnose ericksonienne est toute autre. L’Hypnose : l’hypnose telle qu’elle est décrite et développée dans ce site répond à l’appellation d’hypnose ericksonienne. L’hypnose ericksonienne est composée d’un ensemble de techniques (avec ou sans transe) qui visent à permettre au sujet d’utiliser toutes ses ressources, conscientes et inconscientes dans le cadre d’une problématique donnée ou d’une évolution souhaitée. La transe
:
de transir (passer, s’en aller…) représente l’état de conscience
modifié (entre veille et sommeil) dans lequel le sujet se trouve
pendant la séance d’hypnose. Il ne s’agit pas de grimper au plafond
ou de danser frénétiquement mais simplement d’entrer dans
un état d’attention intermédiaire, un état d’absorption
naturel que nous traversons tous tous les jours (par exemple au cinéma
où, focalisé sur le film, on oublie la salle et les gens
autour). En hypnose ercicksonienne, cette absorption du sujet sera tournée
vers lui-même, ce que l’on nomme focalisation interne.
« Faites confiance à votre inconscient » (M. Erickson) Relation thérapeutique et changement La relation thérapeutique est souvent un malentendu. Le patient va voir un thérapeute pour que celui-ci le soigne. Et quand cela fonctionne, ça ne se passe pas comme ça. Médecine paternaliste et dirigismes thérapeutiques de tous poils sont hélas légion et « condamnent » la démarche thérapeutique avant qu’elle n’ait commencé. On ne peut pas déterminer de manière absolue quand ça marche, quoique les éléments fondateurs soient assez nets, mais on peut par contre déterminer quand ça ne marche pas, ce qui n’est déjà pas si mal. A. Korzybski, linguiste, a écrit un jour : « la carte n’est pas le territoire ». Autrement dit, il y a une réalité objective, inaccessible d’ailleurs, réalité dont nous avons tous une lecture différente. Chacun perçoit à sa façon ce qui se passe (canaux de perception, schéma de représentation, processus cognitifs, langage…). Le premier but de la relation thérapeutique, pour qu’elle soit efficiente, est de trouver un territoire commun. Sinon, autant rentrer chez soi. Les thérapies paternalistes ou dirigistes évoquées plus avant partent du principe qu’il y a une carte meilleure que l’autre. Le thérapeute impose sa carte, au lieu de travailler sur celle de son patient, repérer ce qui est inadapté ou incomplet… Pourquoi
le thérapeute impose sa carte ?
- Il est proprement
incapable de sortir de sa carte
Comment
entrer dans la carte du patient ?
- Etre synchro
(synchronisation posturale, langagière, cognitive…)
ex :
«- Je
viens vous voir parce que je bégaie
La relation
se continue en posant les bases de la carte du sujet : son problème,
ses objectifs et ses ressources. Le reste ne respecte pas l’écologie
du sujet et sera arbitraire, « non-écologique » et donc
superficiel et inefficace (ou peu durable). Le patient a besoin de préciser
son problème, de définir son (ou es objectifs) et de découvrir
ses ressources. L’irrespect de cette carte est d’ailleurs un des fondements
majeurs de l’inefficacité en santé mentale.
Les positions du changement On parlera,
influence systémique, schématiquement, de position basse
et de position haute.
Le malentendu évoqué au début de ce paragraphe s’engramme ici. On a une position haute qui pense détenir le pouvoir des opérations, alors que c’est la position basse qui dirige. En effet, si elle n’était pas basse, il n’y aurait pas de relation thérapeutique et/ou pas de thérapie du tout. Pour que le sujet en position basse quitte sa place dans la relation, il est nécessaire qu’il ait les moyens et ressources de monter et que l’autre accepte de descendre. Sinon, la situation perdure (principe des malades abonnés perpétuels au médecin ou des thérapies qui s’enlisent alors qu’on n’a plus rien à dire et que le problème est en fait parfois réglé). Normalement conscient de ces mécanismes, la responsabilité du thérapeute est là : accepter de descendre et permettre au patient de monter, à la relation d’évoluer. Là, savoir, technique et expérience vont devenir opérationnels et efficaces car ils vont être installés dans la carte du sujet et orientés vers l’autonomie. Hypnose et régression La régression est une technique hypnotique avancée, à pratiquer avec un thérapeute de qualité. Retrouver le
passé et le revivre ne sert à rien en soi.
Régression
ou pas ?
(1) Hypnose / O. Lockert / IFHE Editions Prescription de tâches Peut-être
avez-vous entendu parler d’un praticien en hypnose ericksonienne ou d’Erickson
lui-même qui prescrivait des tâches étranges voire loufoques.
- Tâches métaphoriques : il s’agit d’exprimer le changement sous une forme métaphorique. A quelqu’un qui rêve de couper les liens avec une maman trop possessive, on peut tout à fait demander d’acheter une corde et d’en couper un bout chaque jour. L’inconscient comprend très bien ce type de message (détruire, enterrer, couper voire brûler, sont des tâches symboliques par excellence). - Taches ordaliques : il s’agit de prescrire une tâche plus pénible que le symptôme, à l’apparition du dit symptôme. Par exemple, Erickson prescrivait des tâches insensées aux insomniaquex en cas de réveil la nuit, ce qui fait qu’ils préféraient inconsciemment… ne pas se réveiller. - Tâches paradoxales : Le but est de prescrire le symptôme au sujet. Le but est de réintroduire l’idée de contrôle du symptôme, de demander au sujet de le produire à la demande. - Tâches d’apprentissages : proches du comportementalisme, tâches qui permettent de développer les compétences nécessaires à la résolution du problème. Psychobiologie - Erickson, Rossi Le terme de psychobiologie correspond ici aux progrès et découvertes mis en place par l'émergence de l'hypnose ericksonienne, non aux errements divers que des gourous en tous genres peuvent mettre en place actuellement. Au début des années 50, Milton Erickson a réintroduit l'hypnose dans le domaine thérapeutique, une hypnose ouverte, non-directive. Dans son sillage, l'école de Palo Alto et quelqu'uns de ses élèves, dont Rossi, ont continué son travail et générant un renouveau important dans le champ de la psychosomatique. Rossi effectue un travail considérable dans ce domaine, aidé des progrès et études de la neurobiologie (étude des neuro-transmetteurs qui font la liaison corps-esprit). Depuis peu, la psycho-neuro-immunologie apporte les bases scientifiques de cette approche, jusque-là essentiellement empirique. "Toutes les formes d'organisation sur le plan psychologique, physique et biologique, sont en fait des expressions de l'information et de ses transformations" (Stonier) La transduction : ce terme désigne le processus de transformation de l'oganisation de l'information, ou sa conversion d'une forme à une autre. La transduction est par exemple le procédé qui transforme la suggestion hypnotique, la concrétise en un changement. Transformer la parole en acte générateur. Concrêtement,
nous vivons des événements que nous encodons, nous stockons
en les convertissant. Pour celà, nous utilisons les mollécules
messagères issues de toutes nos cellules. Le corps est considéré
comme un vaste réseau d'information ou tous les systèmes
communiquent, imbriqués les uns dans les autres, en inter-relation
(génétique, immunologique, hormonal...). Cet encodage est
stocké dans le système hypothalamo-limbique du cerveau. Ce
système est au centre de la communication de l'information, schématiquement
entre le stress et les réponses immunitaires. Selon l'état
psychologique, émotionnel du sujet, il peut alors y avoir :
Une répétition de stress va entraîner une altération durable des encodages. Le symptôme psychosomatique est alors stocké de manière erratique comme LE phénomène d'adaptation. Ainsi, même si le stress a disparu, la "fausse" réponse d'adaptation, symptôme psychosomatique, reste et s'installe comme LA réponse. L'hypnose thérapeutique se penche sur ces phénomènes de traitement de l'information, tous ces processus psychobiologiques naturels de transduction de l'information, de la mémoire, des apprentissages et des comportements en étroite relation avec l'état émotionnel du moment. Et l'état hypnotique est un moment privilégié de contact avec ces processus, moment où affleurent et sont accessibles ces mécanismes complexes qui convertissent l'information psychologique à un niveau somatique. Psychobiologie
de la guérison / Ernest Lawrence Rossi / Le souffle
d'or
Les métaphores La métaphore dans le cadre d’une recherche d’évolution de changement a été développée par Milton Erickson. Faire une métaphore, c’est sortir un mot ou un groupe de mot de leur contexte pour les faire passer du sens propre au sens figuré. Autrement dit, la métaphore est une comparaison dissimulée, exprimée sans le mot « comme ». Le sens propre s’adresse à la raison, le sens figuré à l’imaginaire. La métaphore peut prendre la forme d’une image, d’une histoire, d’un proverbe, d’une anecdote, d’une citation, d’un mythe, d’un conte… Une métaphore
doit présenter quelques critères pour être efficace
:
L’usage métaphorique
présente plusieurs avantages :
Une métaphore
pourra être utilisée pour faire intégrer tout élément
de la démarche de coaching :
La métaphore
thérapeutique, ses contes, ses outils / M. Kerouac / Le germe
- Satas
Thérapie orientée solutions « Le
client construit sa propre solution en se basant sur ses propres ressources
et ses propres succes »
Inspirée des travaux sur la communication de Bateson ou Weakland, de l’approche psychothérapeutique de Milotn Erickson, l’approche orientée solution est une approche inductive qui s’oriente vers ce qui est utile est générateur de solutions. En d’autres termes, alors que traditionnellement, une démarche de changement se penche sur les problèmes à résoudre, cette approche se centrer sur les solutions à mettre en place : plutôt que « Pourquoi est-ce que ça va mal ? », le questionnement va être : comment faire pour aller mieux ? » II. Principes et étapes Saleebey expose avec pertinence le pouvoir donné au client dans ce qu’il nomme la Perspective des points forts : 1. En dépit des difficultés de la vie, toute personne possède des points forts qui peuvent être mobilisés pour améliorer sa vie. Les praticiens doivnt respecter ces points forts et les directions dans lesquelles les clients souhaitent les appliquer. 2. La motivation du client s’accroît si l’accent est mis en permanence sur les points forts qu’il a révélés. 3. La découverte de ces points forts requiert un processus d’exploration conjointe entre clients et professionnels ; même un praticien expert ne sait pas, en fin de compte, ce que les clients ont besoin d’améliorer dans leurs vies. 4. Se centrer sur les points forts détourne les praticiens de la tentation de juger ou de blâmer les clients à propos de leurs difficultés, et les pousse à découvrir comment les clients ont réussi à survivre, même dans les moments les plus difficiles. 5. Tous les environnements, même les plus sombres, contiennent des ressources. III. Eléments de T.O.S. D’inspiration
ericksonienne, la thérapie orientée solutions (« T.O.S.
») va répondre à une démarche précise
et une orientation intéressante. Il s’agit d’une philosophie particulière
et novatrice de l’accompagnement, pétrie de bonnes idées
donc chaque coach ou thérapeute pourra extraire l’essence utile.
La colonne vertébrale d’une T.O.S. est présentée ici
:
1. Contact
: « En quoi puis-je vous être utile ? »
2. Elaboration
d’objectif : « Qu’est-ce qui sera différent dans votre vie
(votre pratique, vos résultats…) quand le problème sera résolu
? »
Question
miracle
Intérêt
de la question miracle :
Autour de la
question miracle :
- « En
quoi est-ce important pour vous ? »
- « En
quoi les choses seront-elles différentes autour de vous ? »
- « Dans
quelle situation spécifique ce serait différent ? »
- « Qu’est-ce
qui se passera de positif ? »
- « Quel
sera le premier signe que quelque chose à changé ? »
- « En
quoi cela changera pour vous ? »
- « Concrètement,
qu’est-ce qui changera ? »
- « En
quoi est-ce un défi pour vous ? »
3. Explorer les exceptions : les moments où ça se passe bien. Lorsqu’un sujet fait une démarche de thérapie ou de coaching, il est « orienté problème ». Il peut d’ailleurs évoquer longuement ses difficultés, dans les moindres détails : en T.O.S., plus on parle d’un problème, plus le problème grossit. Mais à l’inverse plus on parle de solutions, plus les solutions prennent leur place dans la réalité du sujet. On peut bien entendu à titre d’information recevoir les manifestations négatives de la problématique, mais l’outil essentiel sera constitué par les moments où le problème ne se produit pas : les exceptions. D’après De Shazer, les exceptions sont « ces expériences passées de la vie du client où le problème n’est pas apparu alors qu’on aurait pu s’attendre raisonnablement à ce qu’il surgisse ». il est noter que l’exploration des exceptions peut se faire de manière associée (perceptions du sujet), mais aussi dissociée (perceptions que pourrait avoir un observateur extérieur). Prendre conscience
des exceptions
Exceptions
délibérées ou aléatoires
Demander des
précisions
A tout moment
de cette démarche, il est important de s’inscrire dans la carte
du sujet dont les éléments sont éxposés dans
ls pages de ce site traitant de PNL et d’hypnose ericksonienne : canal
dominant, métaprogramme, valeurs, croyances… Plus la synchronisation
entre thérapeute et client sera développée, plus la
relation sera pertinente et les solutions individualisées et efficaces.
4. Feed
back et tâches
- Compliments : le compliment renforce et motive le client. Il valide ce qu’il perçoit et ce qui est important pour lui. Là aussi, avec le compliment, il y a orientation solution. Ils dynamisent et installent l’individu dans son processus de changement : à travers ses points forts et les exceptions, il possède les moyens de son évolution. En cela, on retrouve le précepte ericksonien ou PNListe qui établit que chaque homme a en lui les ressources de son évolution. - Pont : le pont se trouve entre compliment (constat) et tâches (passage à l’action). Le pont effectuera donc une transition entre forces, potentialités et action à travers une évocation de l’objectif. - Tâches : en T.O.S., des tâches sont prescrites. Ce sont exclusivement des tâches d’observation et des tâches de comportement. Il s’agira donc de recueillir des informations concernant les moments d’exceptions ou de développer les facteurs créant ces exceptions. IV. Bibliographie orientation solutions
Un livre orienté solutions sur la communication. De nombreuses techniques, simples et pratiques sont proposées par Bil O'hanlon.
Dans
le droit fil de ses précédents ouvrages, Steve de
Shazer souligne ici l'importance d'une étude attentive de la
conversation thérapeutique.
Orientation
vers les solutions / W.H. O’Hanlon / SatasUn ouvrage fondateur de la thérapie orientée vers les solutions. Dans ce livre, deux cliniciens réputés pour la clarté et l'humour de leurs séminaires, retracent l'évolution de cette approche, mettent en relief les hypothèses qui favorisent les changements, et proposent ensuite des lignes directrices claires, concrètes et détaillées pour transformer la théorie en pratique. Pour professionnel, indispensable.
Ce livre passionnant est consacré aux techniques d'entretien basées sur la thérapie centrée sur la solution, une approche particulièrement adaptée aux impératifs actuels de la pratique dans les professions d'aide.
En rupture radicale avec les techniques traditionnelles de la thérapie conjugale, les auteurs utilisent la puissance de la confirmation personnelle et des stratégies orientées vers les solutions pour sortir des impasses de la vie de couple. Ils aident les couples à trouver des problèmes qui peuvent être résolus, à agir en collaboration et à changer les comportements destructeurs.
TCA et hypnose ericksonienne L’hypnose ericksonienne offre de
nombreuses ressources dans le traitement des troubles du comportement alimentaire.
Les interventions peuvent s’effectuer à différents niveaux
:
Par
J. Boutillier
Bibliographie Hypnose et liens Bibliographie idéale sur : Erickson,
hypnose et psychothérapie / D.
Megglé / Retz
Un
très bon ouvrage pour découvrir M. H. Erickson, l'hypnose
ericksonienne et s'installer dans l'univers ericksonien.En savoir plus / commander
(bientôt disponible) Cours d'hypnose clinique : études ericksoniennes / J-A. Malarewicz / ESF ![]() Destiné aux praticiens de la psychothérapie ainsi qu'à tous ceux que concernent les soins psychologiques, ce cours permet de mieux comprendre que la technique hypnotique, utilisée dans un contexte clinique, n'est pas seulement un outil incomparable mais qu'elle permet également, pour le thérapeute, de mobiliser ses propres ressources créatrices. Or, il n'est pas de bons psychothérapeutes sans le plaisir de la confrontation avec les défis que leurs posent les patients. En savoir plus / commander
(bientôt disponible)
Un séminaire avec Milton H. Erickson / J. Zeig / Satas Enfin accessible au lecteur francophone, ce "Séminaire avec Milton H. Erickson"
nous offre l'occasion de nous asseoir parmi ses étudiants. Après qu'il eût cessé
sa pratique clinique avec des patients, Erickson a poursuivi ses activités
d'enseignant, réunissant autour de lui des cliniciens du monde entier venus
s'initier aux conceptions de ce "thérapeute hors du commun".Espoir et résilience / D.Short / satas ![]() Cet ouvrage constitue un exposé brillant des différentes stratégies ericksoniennes. Très riche d'enseignement et unique en son genre. Un ouvrage de référence pour le professionnel. Hypnose et hypnothérapie chez l'enfant / Olness - Kohen / Satas ![]() Un important ouvrage pour de nombreuses applications cliniques de l'hypnose chez l'enfant. Métaphores et suggestions hypnotiques / C. Hammond / Satas ![]() Une anthologie de métaphores et suggestions hypnotiques : hypnose classique et ericksonienne. Pour professionnel, à posséder dans sa bibliohèque. Guérir des troubles des conduites alimentaires / Dubos / Satas ![]() Plusieurs années de prise en charge de patientes présentant des troubles alimentaires ont conduit les auteurs à vouloir rendre compte de leurs nouvelles conceptions et de leur modèle de thérapie issus de l'approche systémique développé par Mara Selvini, de la thérapie stratégique et de l'hypnose de Milton Erickson. Un ouvrage très intelligent et utile. Liens complémentaires Hypnose et des thérapies brèves : Hypno-solutions.net Livres et Cd d'hypnose : Psycho-D Editions Formations Hypnose ericksonienne et PNL : INCTB Définition Programmation
neuro-linguistique » ? Quel nom bizarre ! Effectivement, la légende
dit que Richard Bandler, co-fondateur de la PNL avec J. Grindler, a crée
ce terme pour impressionner des forces de l’ordre qui s’inquiétaient
de son activité professionnelle. De la même manière
ce terme aurait été gardé, ajouté à
une kyrielle d’autres termes alambiqués pour impressionner des éditeurs
frileux.Programmation
: tout au long de notre vie, nous programmons des façons d’être,
de penser, de se comporter en fonction de ce nous vivons, rencontrons.
Neuro
: cette capacité de nous programmer repose sur nos capacités
neurologiques. Cerveau, système nerveux nous permettent d’appréhender
le monde extérieur, de percevoir, stocker et organiser l’information
et de mettre en place telle ou telle réponse.
La PNL va se fonder sur ces phénomènes, à travers une exploration précise des comportements, schémas de pensée et états internes, une analyse des stratégies mises en place ou le recadrage du contenu et/ou du sens du vécu, pour aider le sujet à modifier sa palette de réponses, à évoluer ou changer sa perception. Un cerveau
pour changer / R. Bandler / Interéditions 1990
Présupposés PNL La
PNL a théorisé, modélisé la pratique de différents
thérapeutes, dont Erickson. Elle a mis en place des présupposés
qui définissent assez bien la pratique ericksonienne et l’ »attitude
PNListe », en matière de communication, thérapeutique
ou non :
-
Chaque personne dispose déjà de toutes les ressources dont
elle a besoin.
Issu
d’Erickson, ce présupposé est capital : nous avons tous les
moyens de nous venir en aide. La thérapie est un simple moyen d’y
accéder. Le patient ne le pense pas nécessairement, mais
si le thérapeute n’en est pas convaincu, là il y a une souci.
- La carte n'est pas le territoire Notre
représentation du monde n’est qu’une lecture de ce monde. Elle ne
constitue un fait objectif, une réalité. Nos limites sont
dans notre carte du monde, non dans le monde lui-même. Changer ce
rapport au monde dans le cadre thérapeutique, c’est créer
une carte plus adaptée au bien-être.
-
Tout comportement, à son origine, est orienté vers l'adaptation
et contient une intention positive.
Nos
actes constituent toujours un meilleur choix possible. Par voie de conséquence,
l’acte thérapeutique sera notamment d’ouvrir à de nouveaux
choix, d’en élargir l’éventail.
-
Plus une personne dispose de choix, plus elle a de chances de réussir
Développement
du précedent présupposé, plus on diversie ses possibilités
de choix, plus on développe ses capacités d’adaptation, à
soi-même, aux autres et au monde.
- Il n'y a pas d'échec, il n'y a que du feed-back (retour d’information) L’échec
n’existe pas en lui-même, puisqu’il constitue un apprentissage, une
prise d’information utiles dans l’optique d’une amélioration ou
‘un changement.
- Il est impossible de ne pas communiquer Tout
comportement envoie nécessairement des informations. Tout est signe.
- Le sens de la communication est donné par la réponse qu'elle déclenche. Le
sens de ce qui est émis dépend de ce qui est perçu.
Perception / canaux sensoriels Nous
percevons le monde par nos canaux sensoriels : vue, ouïe, odorat,
toucher, goût
Chacun
a un mode de représentation préférentiel (on ne peut
tout faire en même temps).
Ainsi,
par exemple, se rappelant un épisode de surf sur la côte basque,
certains vont construire la représentation de manière visuelle
(genre carte postale), d’autres de manière auditive (bruit de la
plage, des vagues, du glissement de l’engin sur l’eau…) et d’autres enfin
de manière kinesthésique (sentir la chaleur du soleil, la
fraîcheur de l’air sur le visage, le contact des pieds sur la planche,
la perte d’équilibre…)
Quel intérêt ? Pour le thérapeute, préciser l’orientation du sujet, c’est mettre en place un système de communication efficace. Si vous dites à un kinesthésique : « vous voyez (visuel) ce que je suis en train de dire (auditif), il va répondre « oui », poliment mais n’aura que peu capté (ou pas du tout). Si vous lui parlez en termes de sensations, le discours passera, il se l’appropriera. Pour un non thérapeute, vous pouvez ici préciser votre domaine d’élection, comprendre pourquoi vous ne comprenez pas quelque chose qu’on vous a expliqué cent fois (mais toujours de la manière). Déterminer votre canal de perception privilégié, c’est vous donner l’occasion de convertir, d’adapter toute information pour vous les approprier. Pour
exemple, parfois un film est désagréable. Et suivant la personne,
si on coupe le son du home cinéma ou on déplace les enceintes
(auditif), on change pour le noir et blanc on passe du 16/9 au 14/8 ou
si on s’installe différemment avec une glace au chocolat (kinesthésique),
la (les) perception(s) changent. Votre manière de percevoir est
importante et fondatrice en elle-même, avant ce que vous percevez
(« peu importe le territoire, l’important est la carte qu’on en fait
»)
Les niveaux logiques (Action, pensée, changement) Autre
terme barbare (du à Robert Dilts(1)), il s’agit de strates internes
de l’individu construisant son rapport au réel. Les niveaux sont
au nombre de six :
Un
dysfonctionnement vient souvent de la confusion de ces différents
niveaux. A noter également qu’un problème à un niveau
se règle généralement au niveau supérieur.
(1)
Croyances et santé / R. Dilts / La méridienne
Les submodalités Nous
encodons tous le réel en utilisant les canaux de perception décrits
plus haut. Les submodalités représentent les détails
de cet encodage (comment nos 5 sens ont archivé, stocké une
expérience).
La
première submodalité : Associé / Dissocié (acteur/spectateur).
Cette submodalité est prépondérante. Si on est acteur
d’un souvenir, on le vit de l’intérieur, sans recul : on voit, on
entend, mais aussi on ressent à chaque rappel. Si on est spectateur,
on se représente dans la situation, on peut établir un recul
: on voit, on entend, mais on ne ressent pas. Ceci est important : quand
on est dissocié, on ne ressent pas (kinesthésique : sensations
corporelles…)
D’un
point de vue général, l’intérêt sera d’être
-
Associé au positif
-
Dissocié du négatif
Les
submodalités sont infinies.
Quelques
exemples :
Canal
visuel :
Associé/dissocié
- stable/flottant net/brouillé lumineux/sombre - focalisation/écran
large - image immobile/image en mouvement - grand/petit – proche/lointain
– en trois dimensions/en deux dimensions
Canal
auditif :
Volume
sonore - distribution droite/gauche du son – bruits de fond ou non
– paroles ou non – sons graves/aigus – sons proches/sons lointains
Canal
kinesthésique :
Lourd/léger
- Chaud/froid - doux/dur – stable/vacillant – consistant/vide - corporalité
ressentie, endroits du corps…
"On
ressent ce que l’on pense ». Il est donc intéressant de se
pencher sur l’encodage du réel vécu, sur les représentations
mentales construites… Car agir sur ces représentations, c’est agir
sur le ressenti du réel, de l’ici et maintenant : développer
le positif, neutraliser ou minorer le négatif, transformer différents
souvenirs, différents états internes…
Ancrage L’ancrage
est une technique se fondant sur le réflexe pavlovien. Il s’agit
d’associer inconsciemment et automatiquement un état interne à
un stimulus sensoriel extérieur (image, son, geste, contact odeur…).
Notre vie est constituée de succession d’ancrage : voix, situations
… nous rapportent invariablement à des états internes (joie,
tristesse, motivation, conviction…). Lorsque nous établissons ce
lien entre stimulus extérieur et état interne, nous créons
ce qui se nomme un ancrage en programmation neuro-linguistique. Dès
que l’ancre est stimulée, nous retrouvons l’état interne
associé. Les ancres peuvent utiliser un des canaux sensoriels :
telle odeur vous replongera par exemple dans l’émotion des repas
en famille, telle musique douce vous replongera dans les états amoureux
des premiers slow… Le tennisman en serrant le poing lors d’une balle de
match a créé inconsciemment un ancrage positif kinesthésique…
On mettra en
évidence deux types d’ancre :
Les types d’ancrages
:
Croyances et apprentissages C’est
en fonction de ce que nous pensons du monde que nous orientons nos choix.
Cette connaissance se construit selon divers processus qui prendront selon
le cas, une forme limitante ou enrichissante. Chacun se construit sa carte
du monde, nous n’agissons pas sur la réalité mais sur la
représentation qu’on en a. Cette nature non-logique et constitutive
de l’ego entraine nécessairement des dysfonctionnements.
1)
Généralisation (mise en place des croyances, des jugements
de valeurs) : c’est le processus qui vise à tirer une leçon
générale d’événements particuliers, premier
filtre entre nous et la réalité. Ainsi, on établit
des croyances, jugements de valeur.
Exemples
:
Les
hommes sont des salauds !
La
vie est dure.
L’homme
est un loup pour l’homme
Construite
sur des événements du passé, la généralisation
permet d’installer une illusion de contrôle, illusion de comprendre
le présent et de prévoir l’avenir. On entrevoit aisément
à la fois son effet rassurant à court terme mais aussi son
effet pernicieux à moyen et long terme.
2)
Sélection omissions et distorsions : Ayant mis en place des
croyances, on sélectionne ce qui vient confirmer le système,
renforcer les croyances. On en vient à distordre l’information
pour qu’elle puisse entrer dans ce cadre de référence.
3)
Filtres
Nous
filtrons donc la réalité, cela plutôt trois fois qu’une
:
-
Filtre neurologique : notre perception de l’extérieur dépend
de notre cerveau, de notre système nerveux, de la perception par
les sens…
-
Filtre culturel, social : nous apprécions la réalité
selon les critères du groupe auquel nous appartenons.
-
Filtre personnel : chaque individu est unique, aura donc une conceptualisation
du réel personnelle en fonction de ses différentes expériences
(éducation, influence familiale, sociale, événements
de vie…)
.Un
des buts en thérapie ou coaching sera donc d’observer la carte
du monde établie par le sujet et de la recadrer de manière
adaptée au bien-être.
TCA et programmation neuro-linguistique Dans le curieux
patchwork des techniques PNL, on trouve des outils utiles :
Par
J. Boutillier
Bibliographie
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